Vers la page « La science aujourd’hui ».

 

La recherche fondamentale

La page « Conseils aux jeunes chercheurs » a tenté de résumer les points essentiels sur lesquels les futurs chercheurs devaient porter leur attention pour avoir une petite chance de réussir leur parcours.

 

Ce nouvel article voudrait dire mon ressenti à la lecture de certains blogs dédiés aux sciences et aux recherches scientifiques.

 

Le secret des dieux

Lors de mes débuts, mon premier étonnement est d’avoir découvert des blogs sur lesquels les participants interviennent de manière anonyme. Je pensais à l’époque que les sciences n’avaient rien à cacher et pouvaient se faire en pleine lumière.

 

Un peu de réflexion, quelques films sur le sujet (ex : un homme d’exception – lien externe Wikipédia FR) et quelques mésaventures m’ont assez rapidement convaincu du contraire. Pour le moins, j’ai compris que toutes les contrées de ce monde n’appréciaient pas l’ouverture d’esprit de manière équivalente et que, pour cette raison, il était parfois préférable d’avancer à visage masqué.

 

Les raisons du secret

Les compétitions entre équipes, laboratoires et pays expliquent en grande partie cette manie du secret. Toute vérité n’est pas bonne à dire et il vaut mieux choisir à qui on s’adresse avant de s’adresser effectivement à quelqu’un. Ceci tient à un invariant du comportement humain qui veut privilégier la réussite individuelle, fût-t-elle nationale, au lieu de penser au devenir collectif de l’espèce. Tout écart à cette règle est mal venu, peu apprécié, voire sévèrement réprimandé.

 

Pourquoi il vaut mieux coopérer

L’écologie, le soucis écologique devrais-je dire, interroge les fondements de ce comportement restrictif. Les nuages, même s’ils ne sont pas radioactifs, ne s’arrêtent pas aux frontières éphémères des pouvoirs

administratifs et politiques des hommes. Les tempêtes magnétiques non plus.

 

L’énergie, un jour, sera comptée. Pour de multiples raisons mais surtout parce que la population mondiale aura augmenté de telle sorte qu’elle prélèvera plus que ce que la Terre peut lui fournir. Devrons-nous alors continuer à vivre recroquevillés sur nos territoires ? Ne devons-nous pas d’ores et déjà anticipé ce moment, même s’il nous semble lointain et encore improbable ?

 

En contraignant les recherches à se faire à l’intérieur des contours des nations, en refusant les coopérations internationales, on se coupe de synergies indispensables à booster le savoir humain. L’augmentation exponentielle des populations n’est pas une vue futuriste mais un réalité avérée. Elle devrait signer le point de départ d’une mutation dans nos façons de penser l’avenir.

 

Lutter contre les hypocrisies

Heureusement, ces joint-ventures existent déjà. Gageons qu’elles ne sont pas seulement des contrats de dupes ou des tromperies mutuelles ; des alliances de façade au sein desquelles l’entraide sert à mieux extorquer les connaissances des autres pour les soumettre plus efficacement ensuite.

 

Effacer l’ego

J’ai déjà expliqué dans mon article « l’ego à nu » le parcours psychologique et quasiment initiatique pavant la progression de l’individu vers un état mental dans lequel il peut se débarrasser de son ego sans le méconnaitre. Cet état constitue le terreau idéal sur lequel une recherche va pouvoir s’épanouir.

 

Il y a d’autres raisons encourageant à se méfier de cet ego. Par exemple la volonté plus ou moins consciente de vouloir devenir célèbre grâce à ses recherches. Quelle erreur !

 

Le travail de recherche se fait patiemment, à l’abri des projecteurs et des média. Il ne sert à rien de vouloir faire la une, de viser un prix Nobel (lien externe anglophone vers le site officiel de l’organisation) ou une médaille Fields.

 

© Thierry PERIAT, 15 mai 2019